Toutes blessent la dernière tue

Karine Giebel aux éditions Pocket

Résumé :

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.
Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

Un véritable livre coup de poing.

N’ayant jamais lu de roman de Karine Giebel avant celui-ci, je peux vous assurer que je vais me procurer les autres. Ce livre est un vrai coup de cœur, c’est une pépite déchirante et bouleversante. J’ai adoré l’écriture de Karine Giebel, qui arrive à nous transmettre la cruauté et les émotions fortes de chacun des personnages tout en étant subtile. C’est un roman dur et tellement fort. Un réel coup de poing dans le ventre.

Karine nous décrit l’esclavage moderne en France, qui malheureusement est toujours d’actualité mais que personne ne voit. Ce qui est traité dans ce roman est la dure réalité de ces enfants se retrouvant dans des situations extrêmement dures, sauvages et cruelles. Certains passages sont particulièrement éprouvants à lire, mais je pense qu’il est nécessaire d’en parler de cette façon afin que nous puissions avoir conscience de ce qui se passe réellement dans ce monde. Ce roman est poignant et nous fait également relativiser sur nos vies lorsqu’on sait de quelle manière certains souffrent en silence.

Ce roman ne parle pas seulement de cruauté, il parle aussi d’amour et d’espoir. Cela rend cet ouvrage d’autant plus beau, car dans toute cette douleur, l’amour parvient tout de même a percé et de façon incommensurable. Ce roman est addictif, j’ai toujours eu envie de savoir ce qui allait se passer, dévoilant, pages après pages, la noirceur de l’être humain.

« Sans lui, je suis quoi ?
Une orpheline, une ancienne esclave, une petite bonniche. Une clandestine.
Une sans-papiers.
Une Sans-Amour. »

Karine Giebel – Toutes blessent la dernière tue

Je n’ai pas vu les pages défiler, aucun temps mort, des changements de point de vue qui nous permettent de toujours vouloir en savoir plus. Ce livre est une réussite. Âmes sensibles, s’abstenir.

Belle lecture.

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